dimanche 29 novembre 2009
" Changer d'air, c'est salutaire !"
le jour porte la lourdeur, les autres; le jour porte-parole des yeux des autres; le jour porte-manteau trop fin pour les surcharges émotionnelles, le jour porte-fenêtre, la porte ouverte à toutes les fenêtres...
la nuit porte conseil, la nuit me conseil de dormir parfois, mais cette nuit elle ne me conseil plus, elle sait déjà que je me fou de ses conseils, je me fou de tout, je pourrais au moins me contenter de me foutre de tout!! Je ne suis pas de mauvaise humeur, pas du tout, je parle et je m'en fou !voilà!c'est bien simple et contrairement à ce qu'on dit "ce qui ne me tue pas me rends plus fort" j'aurais préféré dire "ce qui ne me tue pas me rend moins faible" je cois qu'on naquit faible (sentimentalement, physiquement...) et qu'avec le temps on perd en faiblesse! La force n'est pas un acquit, on ne doit même pas l’utiliser dans notre lexique d’humain !on confond souvent les sentiments, les mots ; on devrait tous se munir d’un dictionnaire personnel …
"Je suis la belette de personne."!!
En effet, on ne peut imaginer que l’entreprise du transport Tunisien déteste ses clients à ce point, donc on préfère se dire que le fait d’attendre le « bus » pendant des heures est une manière efficace de bien nous faire étudier et obliger notre perception à s’investir plus intensément dans l’exploration de l’image urbaine de plus près pour aller plus loin…
Loin de moi l’idée de faire l’éloge du transport tunisien mais l’envie me dépasse !! Serait-ce une quête de l’impossible que de dire à ce cher bus « Non, je n’ai pas la moindre envie de passer une heure et demi à regarder les transformations urbaine que subit notre chère Tunisie ! »..?
Eh oui, passer des heures à attendre peut, à bien des égards, cultiver et explorer certaines «qualités » étroitement liées à la vie sociale comme bien sûr, une des vertus, tant connue, de nos concitoyens, « la patience »; et juste après "la galanterie" ; C'est fou à quel point la gente masculine Tunisienne peut s’avérer entrepreneuse lorsqu’il s’agit de secourir « une jeune demoiselle » ! Les voitures s’arrêtent à tout bout de rues, et les gentils messieurs utilisent leurs armes suprêmes, des petits grimaces, très bien sculptées et apprises par cœur, pour attirer les filles « en détresse ». « Roméo… Roméo… ! Pourquoi es-tu si beau, si gentil, si charmant...?!! », la phrase magique dont rêvent ces messieurs et qui justement les "oblige" à passer une belle partie de la journée à la chasser derrières les regards désabusées, des jeunes utilisatrices du bus national...
"Si Amélie préfère vivre dans le rêve et rester une jeune fille introvertie, c’est son droit. Car rater sa vie est un droit inaliénable."
J’ai raté ma vie…
Une bien belle phrase pour décrire des années de « vie » pour résumer le ratage dans sa plus belle manifestation…
Mais la question qui se pose c’est : qui peut se permettre de tenir ce genre de propos alors qu’il vie encore ? comment estime-t-il le ratage de sa vie alors qu’elle n’est pas encore finie ? Serait ce une antiphrase qui exprime de l’ironie ?serait une manière d’annoncer au bon dieu sa volonté de mourir ?
Est-il conscient que dans l’absolu l’effet papillon existe vraiment ?
Raté sa vie, raté son bus
La comparaison ne peut même pas avoir lieu, pourtant j’estime avec toute la régularité de mes idées que le mot "raté" ne peu qu’affirmer une situation…et de ratage en ratage on fini par ne plus dépasser la feuille de brouillon…
C’est l’angoisse du temps qui passe qui nous fait tant parler du temps qu’il fait.
Après s’être installée quelque part dans ce métro, je m’aperçois très vite que le mot heureux ne correspond pas exactement à la définition qu’on peut accorder à ces visages ! les mots viennent de partout pour justement dévisager ces semblant d’humains sur le file du désespoir, oui c’est la seule chose qu’on peut vraiment extraire de ces silhouettes débout, éparpillées un peu partout, le regard dans le vague cherchant le bonheur dans une vie qui ressemble à tout sauf à une vie, alors on se croit dans une scène de théâtre où tout le monde doit jouer « Le rôle » : figé, immobile, sans vie, sans âme…
Dans un métro bourré de regards, ce qu’on craint le plus c’est d’y croiser le regard de celui qui n’attend plus rien de la vie, c’est comme dans un jeu dans carte on ne sait jamais ce que cache l’autre ! mais celui là il en cache tellement que ce n’est plus la peine de cacher, transparence ou résignation, révolte ou simple désinvolture, ce que l’autre dénonce nous attaque et nous incorpore jusqu’au bouts des doigts. Un genre de regard qui en dit long sur une vie mais encore bien plus long sur La Vie.
Trente minutes à esquiver. Crochet gauche, crochet droit, un regard vers la fenêtre, dans le sac à main de sa voisine, le foulard d’une vielle dame, puis les mains sales d’un gamin entrain de bouffer une tablette de chocolat, le pull rouge trop rouge d’une demoiselle qui essaie de tenir tant bien que mal à la barre verticale, la bouche ouverte d’un vieillard, dans ma montre…avec un peu de chance je ne croiserais pas de regards au cours de ces trente minutes…
Et si je le fais exprès, et si je le cherchais au lieu d’attendre qu’il m’attaque par hasard ! De toutes les manières je n’ai rien à perdre ma vie est déjà assez bien remplie comme ca, les dérives des uns peuvent bien se caler sur ma vie pour quelques minutes, je n’attendrais pas qu’il m’attaque je vais le chercher, cette fois c’est moi qui tend la main sans céder ma place !
Regard, regard ! Où es tu ?
Chez cet homme peut être, debout comme une canne, la bouche presque ouverte, qui essaie de respirer mais que l’air ne semble pas vouloir lui donner raison, le regard fixe la porte qui s’ouvre et se ferme, il est là, presque inexistant, mais qui prend de la place quand même…
Ce gamin peut être, perdu dans ce nuage de gens, perdu dans un conflit de couleurs pourtant rien ne bouge, rien n’indique qu’il sait ce qu’il voit, rien ne montre ce qu’il fait là ! Le hasard d’une enfance sans frontières…
Cette jeune fille, jeune, c’est trop dire à voir ses rides on dirait une dame de cinquante ans, dans une jungle d’humains elle s’agrippe à son sac à main, à la barre verte, à sa jupe, à cette femme juste devant elle, elle regarde partout, par terre, par ailleurs elle ne lâche rien …
Et celle là, c’est qui, pourquoi tant de haine, pourquoi tant de peur tant de malaise tant de questions…je crois la connaitre mais je ferais bien de descendre avant que mon regard croise le sien…
"Sans toi les émotions d’aujourd’hui ne sont que la peau morte des émotions d’autrefois"
Un certain samedi après midi à la Marsa, les yeux rivés sur une ligne d’horizon qui bizarrement ne se satisfait plus d’être « une » et une seule ligne mais deux… Deux lignes d’horizon qui prennent le dessus d’une grande mer, aussi vaste qu’elle soit, aussi loin qu’elle se disperse, les deux lignes s’entrelacent, se conjuguent et s’étreignent jusqu’à l’infini…
Et si on commençait par le commencement, « la case de départ », la fameuse et l’unique, la porte vers l’infini, celle qui définit l’homme dans toute sa qualité en tant qu’être « madanyoun bitab3ihi », celle qui va justifier toutes ses bêtises peut importe son degré d’intelligence, le point de départ, la case qui te case sans que tu aies besoin de perdre une case puisque tu n’en as pas encore !! La case de départ est une fausse alerte de la vie, celle qui t’annonce que ta venue est la bienvenue, celle qui ne se contente pas seulement de te donner une fausse image de la réalité proprement dite (puisque en étant nouveau né on ne voit que la silhouette des choses) mais efface toute ta mémoire comme première récompense d’avoir osez gagner la vie…
Puis vient le « Un », un briefing qui ressemble plutôt à une grande salle d’attente, où tu attends sans que personne ne te donne une quelconque information, une salle d’attente où nombreux attendent sans savoir qu’ils ne sont pas les seuls ! et avec une force magique de la case un, on finit par croire que c’est « La case » par excellence, « The case », celle qui nous permet de nous détendre en oubliant l’attente et on finit par s’y faire, par caser ses plantes d’intérieurs, par se créer des repères un peu partout dans cette grande salle : la place des chaises, le coin cafétéria, la place publique sans grand public… tout peut avoir un sens dés qu’on se permet de limiter la significations des choses, et on se permet aussi de se trouver un équilibre entre deux chaises, un équilibre instable mais un équilibre quand même… pour justement oublier qu’il peut exister des fauteuils, des rocking-chairs, des balançoires…quelque chose d’un peu plus confortable au-delà de la case UN.
Deux, comme les deux doigts de la main, deux comme le chiffre deux qui vient juste après le un et qui précède le trois ; un chiffre qui cache bien des mystères, un chiffre porte bonheur pour d’autre, porte-fenêtre aussi, un chiffre qui dispose de toute la légitimité de la grille de calcul jusqu'au contrat de mariage pour te permettre de passer de la case UN vers la case DEUX, sans passer par la case « PRISON » !
A deux, parfois, on peut céder au « public» et faire de la place, se laisser vivre, partager, laisser deviner dans des regards ou des extraits de pensées, des lamelles de plaisirs…et apparait un léger dégout face au chiffre UN qui devient un pseudo état, un pseudo-célibat qui n’existe plus…et on savoure un équilibre différent, un équilibre qui se maintient à deux et qui ne peut se maintenir qu’a deux… un équilibre aussi confortable qu’un fauteuil, aussi agréable qu’un rocking-chairs et aussi enivrant qu’une balançoire…
