"Il ya beaucoup de choses interessantes à apprendre sur les icesbergs"

...

mercredi 30 décembre 2009

Ne cherchez plus l’Amour, il vient de se suicider…


Comme chaque matin, ils sortent de leurs maisons, nombreux, ils attaquent tout ce qui bougent, ils n’y pensent plus, presque inhabités, sans âmes, ce qui serait plus pénible que le réveil du matin, c’est de se considérer humain…ils retracent le même trajet tout en pensant « le bonheur est à quelques pas de chez moi…j’irais le chercher demain… »
Comme chaque matin, l’amour se lèvre, regarde autour de lui et ne voit presque rien, le bruit des moteurs camouflent les battements des cœurs, les fumées des cigarettes étouffent les âmes, il suffoque lentement et prend le temps de mourir en solitaire…

vendredi 18 décembre 2009

Qui suis je?


« Est-ce-que part hasard on m’aurait changé au cours de la nuit ? Réfléchissons : étais-je identique a moi-même lorsque je me suis levée ce matin ? Je crois bien me rappeler m’être sentie un peu différente de l’Alice d’hier. Mais je ne suis pas la même, il faut se demander alors qui je peux bien être ? Ah, c’est là le grand problème ! »

Lewis Carroll, les aventures d’Alice au Pays des Merveilles.



Cette question ainsi posée par Alice semble être bien simple. Pourtant, il suffirait de l’approfondir, ne serait-ce qu’un peu, pour se rendre compte de son ampleur et des enjeux qu’elle exprime.

D’ailleurs, nombreux d’entre nous se sont déjà posé la question « Qui suis-je ? » Certains ont trouvé des réponses qui seront désormais un moyen pour redéfinir le sens de leurs vies, pour réorienter leurs attachements, pour réaffirmer leurs priorités, etc. Mais lorsque ce monologue apparaît, se montre, s’exhibe, et trouve le moyen de dépasser les frontières de l’individu pour se conjuguer et se nourrir des idées de l’autre, on se retrouve alors dans un débat emblématique qui tourne autour de l’identité.

lundi 14 décembre 2009

"Le temps qu'il reste"


"Où suis-je ?", panique un chauffeur de taxi sous un orage de fin du monde, champ de vision bouché en sortie d'aéroport, contraint de s'arrêter sur le bord de la route. A l'arrière du véhicule, Elia Suleiman reste muet, perplexe sur ses chances de rentrer "à la maison"...
Le Temps qu'il reste cultive une forme d'insurrection par l'esprit, entendez cette façon d'avoir de l'humour avec mauvaise humeur. Choc sentimentalo-politique à l'annonce de la mort de Nasser, insurrection permanente à l'école où une chorale obtient le prix de la chanson hébraïque, et où Elia, gamin, se fait réprimander par son prof pour avoir parlé d'Amérique impérialiste. Extrait du Spartacus, de Stanley Kubrick, qui souligne le désir de révolte des exclus de l'Histoire. Ironie du sort des hommes arbitrairement opposés : après avoir sauvé un soldat israélien d'une explosion, le père d'Elia est hospitalisé à côté de lui, mais séparé par un rideau... Scène qui annonce celle du rêve où Elia saute à la perche par-dessus le mur séparant Israël et les "territoires"..."


Film franco-palestinien d'Elia Suleiman. Avec Elia Suleiman, Saleh Bakri, Samar Qudha Tanus, Shafika Bajjali, Ayman Espanioli. (1 h 45.) Jean-Luc Douin Le Monde

si vous êtes adeptes des films à l'eau de rose, des films d'actions ou d'horreurs, ne regardez pas ce film vous risquez de changer de vie...sauf si biensur vous en êtes conscient!!

15h , l'heure qui sert a sentir la lourdeur du temps qui passe

""Il ne faut pas mettre de l'étrange où il n'ya rien. Je pense que c'est le probleme si l'on tient un journal: on s'exagère tout. On est aux aguets, on force continuellement la verité...Trois heure, c'est toujours trop tard pour tout ce qu'on veut faire. Un drôle de moment dans l'aprés midi..." La Nausée J.P Sartre

" La troisième heure de l'aprés midi dans la librairie du libraire était celle qu'il détestait le plus. Même en dehors de sa librairie, à vrai dire, et aussi loin qu'il se rappelait dans son enfance, c'était toujours l'heure qu'il avait le plus detestée. Au regard de quoi il ne pouvait accuser ni son age ni son metier. Il detestait simplement cette heure..." Le libraire "Régis de Sà Moreia"