"Il ya beaucoup de choses interessantes à apprendre sur les icesbergs"

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lundi 14 décembre 2009

"Le temps qu'il reste"


"Où suis-je ?", panique un chauffeur de taxi sous un orage de fin du monde, champ de vision bouché en sortie d'aéroport, contraint de s'arrêter sur le bord de la route. A l'arrière du véhicule, Elia Suleiman reste muet, perplexe sur ses chances de rentrer "à la maison"...
Le Temps qu'il reste cultive une forme d'insurrection par l'esprit, entendez cette façon d'avoir de l'humour avec mauvaise humeur. Choc sentimentalo-politique à l'annonce de la mort de Nasser, insurrection permanente à l'école où une chorale obtient le prix de la chanson hébraïque, et où Elia, gamin, se fait réprimander par son prof pour avoir parlé d'Amérique impérialiste. Extrait du Spartacus, de Stanley Kubrick, qui souligne le désir de révolte des exclus de l'Histoire. Ironie du sort des hommes arbitrairement opposés : après avoir sauvé un soldat israélien d'une explosion, le père d'Elia est hospitalisé à côté de lui, mais séparé par un rideau... Scène qui annonce celle du rêve où Elia saute à la perche par-dessus le mur séparant Israël et les "territoires"..."


Film franco-palestinien d'Elia Suleiman. Avec Elia Suleiman, Saleh Bakri, Samar Qudha Tanus, Shafika Bajjali, Ayman Espanioli. (1 h 45.) Jean-Luc Douin Le Monde

si vous êtes adeptes des films à l'eau de rose, des films d'actions ou d'horreurs, ne regardez pas ce film vous risquez de changer de vie...sauf si biensur vous en êtes conscient!!

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